Le numéro 329 de Sport-Santé

A la Une

Cela faisait 23 ans que le parachutisme n’avait pas fait la Une de Sport-Santé. L’écart est comblé ce mois-ci grâce au couple de champions que constituent Mathieu Guinde et Léocadie Ollivier de Pury. Les performances au niveau international de ces deux purs Aixois valaient bien ça. (photo André Tarditi)

Sommaire :

  • 4 Haut niveau : c’est bien parti
  • 5 Le Méchant
  • 6 Les amoureux du ciel
  • 9 Lou Thuillier, un poisson dans l’eau
  • 10 HaBaWaBa, quel plaisir !
  • 11 Intouchables, les jeunes du PAN
  • 12 Géniales vacances sportives
  • 14 Les courses pédestres
  • 16 Triathlon
  • 17 Ludovic Bardelet, la passion du sport
  • 18 Salon des Sports 2018
  • 20 La Ronde d’Aix en question(s)
  • 21 Un golgoth à l’AVC Aix
  • 22 Ils arborent l’enseigne Igol
  • 24 Tournoi de foot inter-commerçants
  • 25 Houari Kada-Yahya tel qu’on l’apprécie
  • 26 Jean-Paul Delfino, du foot au roman
  • 27 Les Bacchantes Aix
  • 28 Infos du Sport aixois
  • 30 Challenge AGL Services / Eurlirent
  • 32 Trophée : Clément Secchi

 

Edito

Politique sportive

Si notre magazine est avant tout concerné par le sport local, nous pouvons néanmoins nous inquiéter de la politique sportive telle qu’elle se dessine au niveau national. Car ce qui se décide en « haut lieu », comme on dit, impacte inévitablement la vie associative dans notre région comme ailleurs.

Nous avons déjà évoqué les problèmes que posent la baisse des subventions des collectivités et la quasi suppression des CAE. Les mesures gouvernementales qui ont suivi ne sont pas faites pour rassurer le monde associatif. Notamment celles qui concernent la baisse de plus de 30% des subventions du CNDS, la baisse du budget du sport de 6,2% ou la volonté de sortir 1600 emplois de cadres techniques du ministère des sports pour les « renvoyer » vers les fédérations. Faut-il préciser que la plupart de ces dernières (à part les grosses fédérations telles que le foot, le hand et le rugby) pourront difficilement assumer cette nouvelle charge ? Faut-il ajouter qu’il en découlera une augmentation du prix des licences et – par voie de conséquence – du prix des cotisations pour les adhérents ? Est-ce la meilleure façon de promouvoir le sport de masse ? Que de questions !

Et pendant ce temps, on prépare médiatiquement les JO de Paris 2024 en fixant un objectif de 80 médailles pour la France, ce qui peut paraître utopique au regard des moyens engagés. Mais d’un autre côté, l’aide que l’Etat se propose d’apporter au sport de haut niveau, sous la forme de bourses attribuées aux meilleurs athlètes (on parle d’un budget de 100 millions d’euros), n’est pas dénuée d’intérêt. Cela devrait être officialisé en 2019 et permettre à nos champions de préparer sereinement les compétitions… et leur reconversion. Alors, on aura peut-être de belles satisfactions aux JO de 2020 et 2024. Mais après ?

En affaiblissant la base, par les mesures mentionnées plus haut, on risque fort de porter atteinte au sport de masse et à la formation des jeunes. Comment les filières de haut niveau seront-elles alimentées si des secteurs comme l’éveil au sport ou l’apprentissage de la compétition sont en partie sacrifiés ?

Le sport est loin d’être une priorité pour le monde de la politique. Nous pouvons d’ailleurs faire remarquer que dans les programmes ou déclarations des candidats aux élections (régionales comme nationales) le mot sport ne figure jamais nulle part. Cela ne doit-il pas également nous inquiéter ?

Antoine Crespi