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Le numéro 341 de Sport-Santé

A la Une

Les lauréats du Challenge Eurlirent / Sport-Santé 2020, en sports « co » : Wesley Pardin, Enzo Khasz et Florent Massip ont émergé au cours d’une année particulière et s’imposent à la Une de ce n°341 de Sport-Santé, en même temps que la Sportive du mois, Camille Segui (Photos Sylvain Sauvage et Serge Mercier/ La Provence)

Sommaire Sport-Santé n°341

  • 4 Un palmarès… quelle importance ?

  • 5 Le Méchant
  • 6 Palmarès 2020
  • 8 Palmarès (suite)
  • 9 Challenges Eurlirent
  • 10 Bernard Porta, cet inconnu
  • 12 Hervé Chouchana, rugby au cœur
  • 14 Les enfants, rois du Country
  • 16 Meeting de nage avec palmes
  • 18 Neels Theric fait son chemin
  • 20 René Panagiotis, un sacré coureur
  • 22 Disparitions
  • 23 M’Zouri, le cri du cœur
  • 24 Trophée : Camille Segui

Bonjour les dégâts

Pendant combien de temps encore devrons-nous, dans l’éditorial, évoquer les questions liées à la crise sanitaire? Quand aurons-nous le plaisir de porter à nouveau un regard positif sur le développement du sport aixois ? Drôles de questions !

On a beau se raccrocher aux bons résultats enregistrés çà et là par les équipes et sportifs aixois, auxquels le statut dit de haut niveau donne le droit d’exercer leur discipline, à l’entraînement comme en compétition, on ne peut s’empêcher de penser aux autres… et de constater les dégâts. Constat d’autant plus négatif qu’il n’est probablement que provisoire.

En effet, si le haut niveau arrive tant bien que mal à survivre sportivement (car financièrement, c’est une toute autre histoire, la règle du huis clos privant les clubs professionnels de la plus grande partie de leurs recettes), il n’en est pas de même dans les autres secteurs d’activités, qu’il s’agisse de la formation, de la compétition chez les jeunes et les seniors (hors haut niveau), du sport loisir, du handisport ou du sport santé, un concept qui subit un méchant coup d’arrêt en raison de la fermeture de la plupart des salles et installations sportives.

Dans quel état physique et mental sortirons-nous de cette crise du Coronavirus, un nom « rigolo » qui ne fait plus rire personne ? Sur le seul registre de la formation, les dégâts seront considérables, comme le fait remarquer Myriam Lignot, entraîneur de la natation artistique : « On se réjouit, dit-elle, que nos meilleures nageuses puissent s’entraîner grâce à leur statut d’athlètes de haut niveau. Mais c’est du côté de la formation que la situation est catastrophique. Les longs mois d’interruption vont faire des dégâts dans toutes les catégories d’âge. » Un avis que partagent tous les formateurs et entraîneurs, parfois avec un froid pessimisme, comme le fait Alexandre Donsimoni, l’entraîneur du water-polo, qui estime « que les effets de la crise vont toucher huit générations de jeunes sportifs. »

Qui n’aura pas subi les effets pervers de cette épidémie incontrôlable ? La crise économique inéluctable, dont les premiers effets se font ressentir, va pénaliser tout le monde et principalement les personnes en situation précaire, pour lesquelles l’accès au sport risque de devenir de plus en plus compliqué.

Le tableau n’est évidemment pas très réjouissant. Mais dans le climat morose qui entoure cette période noire de l’existence, tentons de rester combatifs et solidaires, afin de limiter la casse et de faire en sorte que le sport reste une source de bonheur, surtout pour les enfants, dont la joie de jouer et de bouger constitue, en ces temps troublés, une belle leçon de vie.

A. Crespi