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Le numéro 354 de Sport-Santé

 

A la Une

Pour la première fois dans l’histoire de Sport-Santé, nous publions en couverture une photo de sportive… réalisée par la sportive elle-même. En effet, au cours d’une séance de reconnaissance de « terrain », la veille de ses brillantes performances en finale de la coupe du monde de parachutisme, à Dubaï, Léocadie Ollivier de Pury a risqué un selfy pour le moins réussi. Sans doute est-elle la seule à pouvoir faire un truc pareil, avec l’habileté et le talent artistique que lui connaissons. Avouons que le résultat est édifiant et que cela donne un joli coup d’aération et de profondeur à notre première page !

Les photos de couverture sont donc signées… L. Ollivier de Pury et Pinside (pour celle du Sportif du mois, Lucas Beteille, en haut).

Sommaire

Sport-Santé n°354

  • 4 – HumanFab en pleine recherche
  • 5 – Le Méchant
  • 6 – Les U18 du PAUC
  • 8 – GPA rebondit de plus belle
  • 9 – Suzie Laurin, dame de la GV
  • 10 – L’AUC Judo a les « dan » longues
  • 11 – Aix VTT va de l’avant
  • 12 – Henri Réale, le rugby au coeur
  • 13 – Les U12 de l’AS Aixoise
  • 14 – Les Bacchantes Aix 2023
  • 16 – US Venelles, une nouvelle dynamique
  • 18 – Anthony Vierjon, entre tennis et pétanque
  • 19 – Manteghetti père et fils
  • 20 – Infos du sport aixois
  • 21 – Le départ du « grand Max »
  • 22 – De perf en perf
  • 24 – Trophée : Lucas Beteille

EDITO

Histoire de fric

Arrivera-t-on un jour, dans le sport, à parler d’autre chose que d’argent ? Difficile à imaginer dans la mesure où la quête de résultats est devenue la raison de vivre des grands clubs… et que, pour atteindre les objectifs sportifs, les dirigeants sont prêts à dépenser beaucoup d’argent… et sans doute trop, si l’on en croit les rumeurs selon lesquelles plusieurs clubs élites seraient en proie à d’importants problèmes financiers.

Qu’est-ce qui fait qu’un trésorier de club, à l’heure d’établir le bilan prévisionnel de la saison ou de l’année, peut se tromper dans ses calculs au point de se retrouver avec un trou dans la caisse en fin d’exercice ? Cela peut soit révéler une forme d’incompétence dans le domaine de la gestion, soit – ce qui est plus probable – traduire une forme de faiblesse qui consiste à accepter de satisfaire les exigences de directeurs sportifs, pour la plupart très déterminés à atteindre coûte que coûte leurs objectifs en termes de résultats. Le problème, c’est qu’une mauvaise gestion des dépenses (on a toujours tendance à les sous-estimer) débouche inévitablement sur une sorte d’impasse. Il y a alors nécessité d’opérer assez vite des coupes sombres, que ce soit au niveau de la masse salariale, des déplacements dans les compétitions… lorsque ce n’est pas au niveau du secteur formation, ce qui est évidemment très dommageable.

On parle beaucoup d’argent, parce que la difficulté à fidéliser les partenaires privés et à anticiper le montant des subventions qui seront attribuées par les collectivités perturbe le sommeil des responsables de club. Sachant qu’il n’est plus convenable de présenter un bilan négatif en fin d’exercice et qu’il n’est pas acceptable pour un club d’être contraint de reporter le paiement des salaires ou des factures de fournisseurs, il devient impératif pour les clubs de revoir les dépenses… et leurs ambitions à la baisse et de se concentrer davantage sur ce qui reste le secteur vital de la vie d’un club : la formation.

Est-ce à dire qu’il serait préférable de se désintéresser de la compétition de haut niveau ? Faudrait-il concentrer les efforts et les moyens uniquement sur la formation, le sport de masse et le sport santé ? Certainement pas, car l’impact des équipes ou sportifs de haut niveau, vitrines indispensables des clubs, sur le développement du sport, ne se discute pas. Mais si les histoires de fric n’occupaient pas les esprits en permanence et si les résultats ne constituaient pas la seule raison d’avancer, on travaillerait plus sereinement dans les clubs. Et les bénéfices seraient enfin assurés pour tout le monde.

Antoine Crespi