Le numéro 333 de Sport-Santé

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Pour symboliser la qualité de la formation dans les grands clubs aixois, voici trois espoirs en « couve » : Le handballeur Radoniaina Andrianomenjanahari (… le nom le plus impressionnant du sport local), le rugbyman Esteban Bonhomme et le poloïste Silvio Colodrovschi.

Fenêtre en haut : le très électrique Pascal Armand, au titre de Sportif du mois.

Photos Sylvain Sauvage

Sommaire :

  • 4) Les fruits de la formation

  • 5) Le méchant
  • 6) Les jeunes du PAUC à la hauteur
  •  8) Haut niveau : contrats remplis
  • 10) ESE, le deuxième souffle
  • 11) Le CAAP joue la carte APELS
  • 12) Les missions du CDOS 13
  • 14) Pitchoun’s Cup 2018
  • 15) Puyricard se bouge
  • 16) Challenge inter-commerçants
  • 18) Aix en Foulées … en folie
  • 20) La Provençale Sainte-Victoire
  • 21) Triathlon de l’Espoir à Venelles
  • 22) Ironman du Pays d’Aix
  • 24) Escrime PA sur tous les fronts
  • 25) Plongée au CHA
  • 25) HTCC, l’histoire se poursuit
  • 29) Igol fête ses 70 ans
  • 30) Challenge AGL Service/Eurlirent
  • 32) Trophées France-Sport : Pascal Armand.

 

Edito

Le sport ou les études ?

« Priorité aux études. Je ne veux pas que mon fils fasse passer le sport avant l’école. » Nous avons souvent entendu cela dans la bouche d’un père ou d’une mère, inquiets de voir le fiston passer du temps – trop à leur avis – dans les entraînements et les compétitions, au détriment (selon eux) de celui qu’il devrait consacrer au travail scolaire. Nous répliquons alors, un peu par esprit de contradiction, mais également par conviction qu’un terrain de sport n’est pas un lieu de perdition, « qu’il ne faut pas sacrifier le sport pour les études ».

Nous défendons la théorie selon laquelle un jeune qui renonce à une éventuelle carrière sportif de haut niveau, afin de passer des diplômes (… dont il n’est pas certain qu’ils lui offriront les débouchés professionnels), se posera toute la vie la question : « Jusqu’où serais-je allé dans ma discipline si j’avais pu m’y consacrer davantage ? » Nous ajouterons même qu’une carrière de sportif de haut niveau forge l’individu et offre souvent des ouvertures intéressantes.

Il n’y a pas véritablement de règles en la matière, les exemples de sportifs de haut niveau ayant parfaitement réussi à concilier leur vie de champion et les études ne manquent pas. A Aix, pour ne citer que quelques exemples, nous pouvons rappeler que la quête de trois titres mondiaux et une médaille olympique n’ont pas empêché Virginie Dedieu de passer son diplôme d’architecte d’intérieur ; que ce diable d’Éric Quintin a fait ses études STAPS en même temps que la carrière de handballeur que l’on sait ; et que notre dernier « Sportif de l’année », Adrien Delenne, poursuit de belles études à l’INSA de Lyon, sans renoncer à courir après les titres en course d’orientation.

Il est vrai aussi que l’organisation du sport a considérablement évolué ces dernières années. La formation est devenue une priorité pour tous les grands clubs et le « double projet » est un concept inscrit dans toutes les fédérations.

Le système du sport-études ne date pas non plus d’hier (celui qu’a connu Eric Quintin remonte à 40 ans). Mais il s’est considérablement développé avec la mise en place des centres de formation, des pôle espoirs et autres organisations prenant en compte la problématique « sport et études. » C’est le cas de l’association Ecole Sport Entreprendre (cf p.10) ou de l’Ecole des XV, structure encouragée pour ses vertus éducatives par le Crédit Agricole Alpes Provence et le label « Le Sport pour Valeur. »

Alors, on ne peut qu’approuver cet éducateur-né qu’est François Cermelj lorsqu’il avance, en forme de question, à propos d’un des meilleurs espoirs du PAUC handball (cf p. 6-7) : « Pourquoi choisir entre sport et études quand on peut mener les deux projets ? »

Alors que le « et » prenne la place du « ou » entre deux mots qui vont si bien ensemble !

Antoine Crespi