Le numéro 321 de Sport-Santé

A la Une

On ne change rien… Le numéro « Spécial Palmarès » de Sport-Santé consacre traditionnellement sa couverture aux lauréats du Challenge AGL Services / Eurlirent. Et cette année encore, ce sont les Sportifs de l’Année en sports « co » qui sont sur le devant avec, au premier rang (de g. à dr.), Sonny Cécot, Chloé Melis, Maxime Dethier, Adrien Artu et Karl Konan. Derrière eux, les « consultants » ou parrains : Michel Frachat, Muriel Hurtis, « Patou » Vernier, Alex Donsimoni, Thierry Jamet, Jérôme Fernandez et Francis Taulan (de g. à dr.).

Autres présences en couve : la famille Tabarant et notre Sportive du Mois, Léa Desjardins. (Photos Sylvain Sauvage)

 

Sommaire :

  •  4         Trophée des Sports
  •  5         Le Méchant
  •  6         Ales Kiatibian, au-delà du Challenge
  •  7         Spécial Palmarès 2016
  •  9         Equipes de l’année
  • 10        Educateurs de l’année
  • 11        Entraîneurs de l’année
  • 12        Dirigeants de l’année
  • 13        Organisateurs / Espoirs nationaux
  • 14        Espoirs de l’année
  • 16        Mirza Saric au cœur de la formation
  • 18        La famille Tabarant
  • 20        Les basketteuses d’Aix-Venelles
  • 22        Les minimes de l’AVBA
  • 24        La dynamique « boxing » Viou-Fouquet
  • 26        Thomas Lebas, le plus Japonais…
  • 30        Challenge AGL Services / Eurlirent
  • 32        Trophée : Léa Desjardins

Edito

Question sécurité

Les responsables des grandes manifestations sportives aixoises ont été invités à participer à une réunion d’information qui s’est tenue le 6 janvier dernier, sur le thème de la sécurité. Vaste et délicat sujet dans une période où le spectre des attentats terroristes occupe les esprits.  La question de la sécurité dans les organisations est devenue en effet une préoccupation prioritaire. Le sport est bien entendu concerné au premier chef et les responsables d’évènements sportifs n’ont pas fini de s’inquiéter, peut-être davantage sur leur capacité à répondre aux exigences en termes de mesures de sécurité, que sur les risques réels d’attentat.

Au cœur de cette réunion, il a été admis clairement qu’il était très difficile de prévoir et empêcher les éventuels actes terroristes. Nonobstant, les organisateurs se voient proposer un cahier des charges en termes de mesures préventives (qu’il s’agisse d’infrastructures ou de personnel de sécurité) qu’ils auront du mal à satisfaire sans compromettre l’équilibre financier de leur manifestation. Dure réalité !

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si le risque de voir disparaître certaines organisations en raison d’un trop grand nombre de contraintes ne constitue pas également un danger pour la société.

On peut aussi s’interroger sur la réelle utilité de certaines mesures, s’agissant notamment de simples courses à pied ou courses de vélo qui n’attirent pas beaucoup de public et restent difficile à cadrer dans l’espace. On peut par ailleurs s’inquiéter de ce qu’il sera nécessaire ou possible de mettre en place pour que des manifestations grand public, telles que le Salon des Sports ou la Foire aux Associations, puissent se dérouler normalement, en total respect des règles de prévention des risques d’attentat.

Il semble que la notion de responsabilité soit également au cœur du sujet. Si les organisateurs sont effectivement responsables de ce qui peut se produire dans leur manifestation, ne peut-on pas leur proposer de faire eux-mêmes le choix des mesures de sécurité à mettre en place, en concertation bien sûr avec les autorités compétentes en la matière ? L’idée semble faire son chemin…

En espérant que l’esprit d’ouverture et le souci de coopérer dans l’intérêt général, partagés par les parties prenantes, permettra de déboucher sur de justes décisions, sans mettre en péril ces organisations sportives (ou autres) qui font partie du patrimoine de la ville d’Aix-en-Provence.

Antoine Crespi