Le numéro 339 de Sport-Santé

A la Une

L’éclair de la reprise dans les yeux de Myriam Kloster (à dr.), Olga Trach et des volleyeuses du PAVVB, vainqueurs de la Coupe de France 2020 (photos Grégory Cappeliez et Nice Matin).

Sommaire Sport-Santé n°339

  •  4 – Francis Taulan, adjoint aux sports
  •  5 – Les Doyennes (suite) / Le Méchant
  •  6 – Francis Lassalle, le bon vivant
  •  8 – Christian Quesada, un regard neuf
  • 10 – Didier de Samie, passionné de hand
  • 12 – Le Val masqué
  • 14 – Guillaume Bousquet, du Country
  • 16 – Les bonnes surprises de la reprise
  • 17 – L’autre Coupe des Venelloises
  • 18 – Alexandre Hubner, manager du PAVVB
  • 20 – Mathis Coudour, comme un symbole
  • 22 – USM Meyreuil, les enfants d’abord
  • 23 – Sacrée semaine bouliste
  • 24 – La course des Vendanges
  • 26 – Gilbert Doucet, le baroudeur
  • 27 – Sport et nutrition
  • 30 – Challenge AGL Services / Eurlirent
  • 32 – Trophée :  Esteban Bagnon

Déboussolés

Ceux qui pensaient que le Coronavirus allait s’évaporer dans la chaleur de l’été « font le masque ». Les belles organisations du printemps qui s’étaient recasées au calendrier d’automne ont dû à nouveau être ajournées. C’est le cas notamment du triathlon IronMan et de la course Aix en Foulées, épreuves rassemblant un trop grand nombre de participants pour pouvoir respecter des mesures sanitaires pour le moins draconiennes.

Si l’Open de tennis, autre manifestation majeure du Pays d’Aix, a pu rebondir en septembre au Country (à l’instar de Roland-Garros, dernièrement), c’est parce que la distanciation sociale, horrible concept, peut y être respectée dans ce sport.
Parmi les disciplines frappées par les annulations, la course à pied est particulièrement concernée. La plupart des épreuves grand public qui se succèdent habituellement à Aix, à la rentrée, ont dû être également retirées du calendrier (Arbois Duranne, Aix S’Elance, Foulée Ressource…) et la course « Les Bacchantes », prévue en novembre, a été singulièrement transformée.
On comprend que les organisateurs soient déboussolés. Et que dire des clubs dont les équipes élites ne peuvent pas évoluer avec le soutien de leur public ! Déboussolés, les handballeurs sans leur Aréna ; déboussolés les poloïstes sans spectateurs à Yves-Blanc ; déboussolés les rugbymen, obligés d’aller jouer à Fos-sur-Mer un match contre Colomiers qu’ils n’auraient sans doute pas perdu à Maurice-David.
En fait, tout le monde est déboussolé dans le sport aixois avec les fermetures de salles et de vestiaires et cette angoisse permanente que génère une épidémie dont on ne voit pas la fin. Et sans boussole, il n’est pas facile de trouver son chemin. Peut-on prévoir ce qui va se passer dans 3 mois, 6 mois ?…
En ce qui concerne Sport-Santé, pouvons-nous raisonnablement envisager l’organisation en janvier de notre traditionnelle réception autour des challenges AGL Services / Eurlirent ? Si la situation sanitaire ne s’améliore pas sensiblement, nous devrons comme beaucoup attendre des jours meilleurs. Ce serait la première fois, en 48 ans, que nous serions contraints d’oublier notre petite fête du sport. De quoi être déboussolé, en effet. Mais nous ne perdons pas vue que nous ne sommes pas « le centre du monde » et que ce qui se passe ailleurs est généralement beaucoup plus préoccupant.

                                                                                                                     A. Crespi