Le numéro 319 de Sport-Santé

A la Une

Honneur aux « héros » de Rio 2016, à la médaille du fleurettiste Erwann Le Pechoux (qui fait la fierté de son fils Noham) et au superbe parcours du pentathlète Valentin Prades, mal récompensé par une frustrante et néanmoins significative 4ème place. En haut, la gymnaste Iliona Prioux, la très jeune « Sportive du Mois » sélectionnée en équipe de France.

(Photos S. Sauvage)

 

Sommaire :

  • 4 Venelles en première ligne
  • 5 Le Méchant
  • 6 Rio 2016 – Les Aixois à la hauteur
  • 8 Rio 2016 – Ils y étaient…
  • 10 Handball
  • 11 Muriel Hurtis, valeur ajoutée
  • 14 L’EnDuranne
  • 15 Aix s’élance
  • 16 La course des Vendanges
  • 18 Le Salon des Sports
  • 20 L’Open du Set Tennis
  • 21 Pierre Garnier passe la main
  • 22 Le tournoi U15 du PAFC
  • 23 Challenge Julien Plagnard
  • 24 En pensant à René Chauvin
  • 26 Aix Elan double la mise
  • 27 David Swan, le gentleman
  • 30 Challenge AGL Services / Eurlirent
  • 32 Trophée : Iliona Prioux

 

Edito

Question de temps

La page d’information qui fait face à cet édito, si elle n’a pas de lien direct avec le sport, nous rappelle que dans quelque domaine que ce soit, la notion de temps est essentielle (« 2000 ans d’histoire, 30 mois de travaux »). Par ailleurs, à l’est d’Aix, la piscine Yves-Blanc se ferme au public pour deux ans en raison d’importants travaux. On démarre l’indispensable rénovation d’un établissement d’envergure qui portait les traces de 50 années d’une « vie intense ». Les utilisateurs de notre bassin olympique se sont évidemment inquiétés à l’idée de devoir patienter 24 mois avant de réintégrer l’endroit. Mais ils ont vite réalisé que le plaisir qu’ils auront à évoluer en 2018 dans une piscine ultra moderne valait bien deux années de patience. Il est vrai aussi que l’ouverture du centre aquatique de Venelles offre heureusement une solution de rechange.
Beaucoup de clubs trouvent le temps long lorsqu’il s’agit d’attendre un nouvel équipement. Demandez donc à Aix Athlé Provence et au Pays d’Aix Football Club, aujourd’hui ravis d’avoir emménagé dans leurs nouveaux locaux au Stade Carcassonne ! Et que dire des handballeurs du PAUC qui brûlent d’impatience de jouer, dès 2017, dans cette fameuse Arena qui va leur transformer la vie ? Au fait, depuis combien de temps rêvions-nous d’un palais des sports à Aix et pas seulement pour nos amis du PAUC ? Tout vient à point à qui sait attendre. Même si le temps peut sembler long, en certaines circonstances, dans un monde où tout va si vite.
« Nous ne supportons plus la durée ». Cette petite phrase de Paul Valéry, que nous a soufflé Olivier Dufour, colle bien à notre époque où nous ne prenons même plus le temps de nous arrêter.
La perception du temps n’est pas la même pour tous. L’équipe qui veut tenir le score dans un match trouve le temps plus long que celle qui veut égaliser et voit les minutes défiler à toute vitesse. Et l’athlète qui s’est blessé (comme le vieil abruti qui s’est cassé une épaule en vacances) et qui entame sa rééducation, a le sentiment que la « réparation » prend trop de temps. Il faut pourtant « laisser du temps au temps », dit-on, et ne pas brûler les étapes.
Alors, patientons et retenons plutôt l’aspect positif des choses, afin de ne pas trouver le temps long. Pourquoi ne pas nous représenter, par exemple, un jour de printemps 2019, assis au soleil, à la terrasse d’un café de la « grande place », après avoir pris le bain dans la somptueuse piscine Yves-Blanc et quelques heures avant d’aller voir jouer le PAUC en Coupe d’Europe à l’Arena… Le temps qui aura passé s’effacera alors et nous pourrons prendre le temps de goûter « dans la durée » ces instants qui nous rapprochent du bonheur.

Antoine Crespi