Le numéro 317 de Sport-Santé

A la Une

Honneur aux basketteurs de l’Union Venelles Golgoths Basket 13 et à leur excellent meneur, Jérémy Niflore, qui a largement contribué à stabiliser l’équipe et à la propulser en N2, ainsi qu’à cette équipe U15 de Luynes qui « décoiffe », à l’instar de son buteur, Enzo Sabot.
La Une également pour Julien Devanne, l’élégant coureur d’Aix Athlé Provence, présenté au titre de « Sportif du mois ». (Photos Sylvain Sauvage)

 

Sommaire :

  • 4 – Sylvain Sauvage, cet inconnu

  • 5 – Le Méchant

  • 6 – Les U15 de Luynes

  • 8 – Les Golgoths Aix-Venelles

  • 11 – Les Crabos de Provence Rugby

  • 14 – Club Ballon Passion France

  • 16 – L’AG de l’AUC

  • 18 – Les frères Verpeaux

  • 19 – Hommage à Manu Ramanantsalama

  • 20 – Les 70 ans de l’AEP

  • 25 – Le Centre médico-sportif d’Aix

  • 26 – Evènement escrime

  • 27 – Evènement nage avec palmes

  • 30 – Challenge AGL Services / Eurlirent

  • 32 – Trophée : Julien Devanne.

 

Edito

Le sport en danger

Sans vouloir verser dans le pessimisme – une attitude que nous avons toujours combattue – nous devons reconnaître que la période que nous traversons n’est pas la plus confortable et que les perspectives d’avenir ne le sont pas davantage. Nous parlons de la vie des clubs, bien évidemment. Les grands médias se chargent du reste.
Aujourd’hui, nous avons effectivement le sentiment que le sport est en danger, parce que la somme des contraintes infligées dans tous les domaines risque de décourager bon nombre de cadres bénévoles des clubs, « sans lesquels rien ne serait possible », comme on se plaît à le répéter.
Mettons-nous en effet à la place d’un dirigeant de club qui doit s’accommoder des restrictions budgétaires liées à la situation économique, se plier aux exigences administratives en matière d’organisations, subir des contrôles incessants et parfois zélés de la part d’administrations en matière de gestion, accepter le manque de « souplesse » de ceux qui ont un pouvoir de coercition ou encore ne pas s’offusquer du peu d’attention que certains parents de sportifs peuvent porter à ce que l’on fait pour leurs enfants. Cela fait beaucoup, en effet.
Aujourd’hui, c’est la question d’argent qui devient la plus préoccupante. Les subventions des collectivités sont en baisse, suite à la diminution des dotations de l’Etat. La crise dont on devait théoriquement sortir en 2014 ou 2015 est bel et bien là en 2016… et certainement pour les années à venir, nous promet-on maintenant. On dit même que les clubs risqueraient de devoir se passer des subventions publiques d’ici cinq ans et trouver de l’argent auprès de partenaires privés, ce qui bien sûr reste un jeu d’enfant, compte-tenu du contexte économique.
La question est simple : si les petits clubs (et même les grands) ne peuvent plus fonctionner, faute de moyens et si les dirigeants bénévoles préfèrent se consacrer à la pêche plutôt que de prendre des retours de manivelle à longueur d’année, que va-t-il se passer ?
Le problème, c’est que si le sport est en danger, que les jeunes n’ont plus de structures sportives pour les accueillir et les former, c’est bien la société toute entière qui est en danger. Cette prédiction pessimiste formulée, nous retrouverons volontiers notre optimisme, ayant la conviction que les choses finissent toujours par s’arranger et que ceux qui ont le pouvoir auront bien compris la problématique et feront ce qu’il faut pour laisser aux clubs sportifs les moyens de continuer à travailler. Pour le bien de tous.

A.Crespi