Le numéro 334 de Sport-Santé

A la Une

Les handballeurs aixois Matthieu Ong et Gabriel Loesch en couverture pour symboliser la réussite de la formation du PAUC, un club qui occupe le haut de tableau en LNH.

Photos Sylvain Sauvage

Sommaire :

  • 4) Les « petits » du PAUC
  • 5) Le Méchant
  • 6) Alaphilippe relance la Ronde
  • 8)  Bastien Terranova, tous les bonheurs
  • 9) Tous derrière Paul Alberto
  • 11) Les Bacchantes Aix
  • 12) Water-polo : une belle dynamique
  • 14) Natation : un été révélateur
  • 15) Lise Porta à bonne école
  • 16) Le PAFC mise sur les jeunes
  • 17) Equipe U16 de l’AUCF
  • 18) Salon des Sports 2019
  • 20) Tennis / Padel à l’AUC
  • 22) Nicolas Arnoux prêt à rebondir
  • 23) Tennis : Charles Leguillon
  • 24) Toméo Tissot, la bonne surprise
  • 25) Roger Cotton, l’amour du club
  • 26) Suzanne Picheral, le don de soi
  • 27) Bernard Oliveros sur le podium
  • 30) Challenge AGL Service / Eurlirent
  • 32) Trophée : Mathis Guay

 

Edito

Les temps ont changé

Entendre dire que les gens ne font pas assez de sport de nos jours nous plonge dans un monde de perplexité. Car, pour « parler d’un temps que les moins de vingt ans (… nous devrions dire les moins de 50 ans) ne peuvent pas connaître », Aix en ce temps-là ne comptait pas 30 000 licenciés, ni une multitude d’activités sportives offertes aux enfants, aux jeunes, aux adultes et aux seniors.

A l’époque où nous avons lancé le magazine Sport-Santé, au début des années 70, on ne voyait pas tous ces cyclistes ou coureurs à pied arpenter les routes, les salles de sport ne poussaient pas comme des champignons et certaines disciplines d’aujourd’hui étaient encore inconnues du public. Nous n’aurons pas la prétention de produire une étude sérieuse et objective sur la question. Mais le « truc » qui consiste à citer quelques disciplines que nous ne risquions pas de commenter à l’époque, constitue une sorte de distraction et nous permet de laisser un instant de côté les problèmes liés à la pratique du sport aujourd’hui.

Il y a une cinquantaine d’années, en effet, on ne risquait pas d’être tiraillé entre plusieurs disciplines d’une même fédération sportive. En cyclisme, il n’était pas question de VTT et de BMX. Dans les sports d’eau, la natation synchronisée était inconnue ici. En athlétisme, la marche nordique n’avait pas encore touché les pays du Sud. Dans les arts martiaux, on parlait beaucoup de judo et de karaté, mais certainement pas de taekwondo, de yoseikan budo ou des innombrables disciplines venues d’Asie. On faisait du ski, mais le snowboard ne risquait pas d’encombrer les stations. Le triathlon… ne se courait pas et certaines organisations de sports extrêmes n’avaient pas encore été conçues. Côté sports de raquette, il y avait bien sûr le tennis, mais le badminton ne bougeait pas 500 pratiquants à Aix. Le squash, pas plus que le padel, n’était pratiqué sur notre territoire. Et pour ce qui est des sports « co », le foot américain n’agitait que les Américains ; les sports d’équipe « beach »… étaient réservés à la plage et le paintball n’était pas né.

Voilà un petit inventaire superficiel et forcément incomplet pour souligner le fait que dans le domaine du sport l’offre s’est considérablement diversifiée ces dernières années. Et comme on n’a pas fini d’inventer d’autres pratiques, on peut penser que nos enfants (ou petits-enfants) ne sauront bientôt plus où donner de la tête.

Mais l’essentiel n’est-il pas que la population bouge ? Il y a 50 ans, les « vieux » ne faisaient pratiquement pas de sport, les femmes semblaient moins concernées par la question et les enfants découvraient généralement l’activité sportive à l’occasion de leurs premiers cours EPS à l’école.

Les temps ont  bien changé. Le sport est très à la mode et c’est tant mieux. Cependant, à quatre ans des JO de Paris, on déplore que les budgets du sport soient toujours en forme de peau de chagrin. Mais ceci est un autre débat…

Antoine Crespi