Le numéro 327 de Sport-Santé

A la Une

« Y’a de la joie, bonjour-bonjour les coupes européennes … Y’a de la joie !… » aurait chanté Charles Trenet. Une joie explosive partagée par es poloïstes et les handballeurs du Pays d’Aix, dont la fin de saison époustouflante s’impose à la Une de Sport-Santé, comme lors du précédent numéro. (photos S. Sauvage)

Sommaire :

  • 4  Plongée dans le handicap
  • 5  Le Méchant
  • 6  Henri Michel / Souvenirs d’enfance
  • 8  PAUC, PAN (…) pour un petit but.
  • 10  La montée pour le BMAV
  • 11  Volley : satisfaction générale
  • 14  Foot tous azimuts en Pays d’Aix
  • 16  Encore une belle saison pour l’AUCR
  • 18  L’élite juniors de la synchro.
  • 20  Le Noble Art du Pays d’Aix
  • 22  Club Hippique Aix-Marseille
  • 24  La joie de courir
  • 26  Triathl’Aix mouille le maillot.
  • 27  Les sprints de Dylan Maldonaldo
  • 28  Infos du Pays d’Aix
  • 29  Pole dance avec Tonic Aerial Center
  • 30  Challenge AGL Services / Eurlirent
  • 32  Trophée : Mattis Granon

 

Edito

Concurrence

On parle beaucoup d’argent. A une époque où le concept « sport santé » est plus que jamais mis en avant dans le monde du sport, loin des préoccupations de la compétition, on ne peut nier que le « sport business » continue de gagner du terrain. On pourrait d’ailleurs faire remarquer que derrière la volonté de développer les activités du sport santé, se cache également le souci d’attirer de nouveaux adhérents et donc de nouvelles cotisations. Le « sport sur ordonnance », susceptible d’être prescrit par un médecin, implique une dépense non remboursée par la sécurité sociale. Le sport santé est-il à la portée de toutes les bourses ? La question d’argent n’est-elle pas, là encore, au centre du débat ?

Elle l’est en tout cas dans le monde de la compétition, où la réalisation des ambitions sportives dépend en grande partie des moyens financiers dont peuvent disposer les clubs. Voilà pourquoi, dans le sport de niveau national, on parle autant d’argent que de sport. La baisse des aides publiques et la suppression des contrats aidés, sujets constamment mis sur le tapis depuis quelques mois, suscitent une sourde inquiétude chez les dirigeants de clubs qui se demandent comment ils pourraient faire pour joindre les deux bouts. On leur répond qu’il leur faut aujourd’hui se tourner davantage vers des partenaires privés et trouver des solutions alternatives. Rien de plus simple ! Mais, où trouver de nouveaux partenaires, sachant que 90 % d’entre eux réservent leur budget aux grands clubs du Pays d’Aix que sont le PAUC, le PAN, le PAVVB et Provence Rugby ? Comment lutter avec les grosses écuries qui évoluent en élite dans des lieux grandioses (on pense surtout à l’Aréna) et peuvent recevoir leurs partenaires dans des espaces VIP bien agencés et bien fréquentés, là où la notion de business trouve toute sa signification ?

Nous sommes tous heureux de voir les handballeurs, les poloïstes, les volleyeurs et les rugbymen du Pays d’Aix connaître une réussite exceptionnelle, unique dans l’histoire du territoire. Mais les dirigeants des clubs moins huppés ont le droit de se gratter la tête à l’idée qu’ils pourront toujours « se gratter » à l’idée d’aller « gratter » auprès de certains partenaires une petite part du budget qu’ils consacrent aux gros. Comment, par exemple, rivaliser avec le PAUC Handball qui joue ses matchs – et les joue bien – à l’Aréna, parfois en présence de 5000 ou 6000 spectateurs et devant les caméras de Bein sport ?

La concurrence est telle que le projet d’attirer de nouveaux partenaires relève, pour beaucoup de clubs, du domaine de l’impossible. Alors, la question se pose aujourd’hui : Quelle chance des clubs comme le BMAV (avec ses équipes filles et garçons en N2), l’AUC Rugby (qui flirte avec la Fédérale 2) ou l’AUC Volley, anciennement AVBA (N3), pour ne parler que des sports co, ont-ils de pouvoir continuer leur progression ? Nous ne prendrons pas le risque de répondre … pour ne rien ajouter à l’inquiétude ambiante.

Antoine Crespi